Mopti : Le calme est revenu à Somadougou

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Le renfort dépêché sur les lieux a pu finalement  faire disperser les chasseurs traditionnels faisant au moins deux morts dans leur rang. Et, a-t-on appris de source sûre, les notabilités ont ensuite engagé une médiation entre les deux parties.

Le lundi 4 janvier dans l’après midi à Somadougou (Mopti), un affrontement entre les forces armées maliennes et les chasseurs traditionnels ‘‘dozos’’ a fait quatre morts dont trois gendarmes. Tout est parti à la suite de la mort  d’un élément de la milice dozo qui,  armé d’une kalachnikov, a refusé d’obtempérer face à une patrouille des forces armées maliennes. Il  a été abattu.

En représailles, a-t-on appris de sources concordantes, des éléments de la milice ont attaqué le poste de gendarmerie tuant trois  gendarmes.  Les événements ont eu lieu vers 16 h et un renfort a été dépêché sur les lieux dans le petit soir.

Arrivé sur place le renfort a fait deux morts  dans le rang des dozos qui se sont  dispersés dans les maisons. Une médiation ensuite engagée par les notabilités, va certainement mettre fin à cet incident.

Somadougou fait partie de la  commune rurale de Sio,  à 30  kilomètres de la ville de Sévaré au Sud, cercle de Mopti.  Les chasseurs traditionnels qui y opèrent, faut-il le noter,  ne relèvent pas de Dan Amassagou, la principale milice dozo  au centre du Mali

C’est l’une des rares fois qu’un poste des forces armées maliennes soit la cible d’une milice  au centre du Mali en proie à une crise sécuritaire aigüe ces dernières années. Ces événements de Somadougou inquiètent des observateurs qui n’y voient qu’un acte de terrorisme : ‘‘Le jeune milicien a été tué par une patrouille mobile des militaires, mais ils sont partis attaquer un poste de gendarmerie pour se venger’’, nous indique dans l’anonymat une source sécuritaire qui s’inquiète et prévient : ‘‘Si on ne prend pas garde, d’autres milices vont emboîter le pas’’.

Lindiscret.com

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