Mali : Une trentaine de morts à Bounty selon le gouvernement

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Si des sources locales et associatives font mention de 18 morts  dans les bombardements qui ont eu lieu le dimanche 3 janvier à Bounty (Douentza), le gouvernement malien revoit les chiffres à la hausse et estime que ces frappes aériennes bien coordonnées ont fait une trentaine de morts dans les rangs de ceux-là vus du ciel comme étant des terroristes.

Dans un communiqué non daté, signé par le secrétaire général du ministère de la défense et des anciens combattants et rendu public le jeudi 07 janvier, le gouvernement malien se prononce  sur les  événements dimanche 3 janvier à   Bounty, dans les localités de Douentza :‘‘Au cours d’une mission de surveillance de cette zone, des mouvements individuels, suivis de regroupement d’une cinquantaine d’individus ont été observés le dimanche 03 janvier 2021, vers onze heures. Ce regroupement ne comprenait ni femmes ni enfants’’, peut on lire dans le communiqué à l’allure d’un démenti.

Selon Les premières informations relayées autour des événements de Dounty, les frappes aériennes ont visé une cérémonie de mariage. Le gouvernement malien dans son communiqué réfute et  précise que le regroupement  réparti en trois petits groupes,  était composé environ d’une cinquantaine de personnes : ‘‘L’environnement observé n’a montré ni scène de mariage, ni enfants ou femmes. Tous les renseignements recueillis en direct justifiaient que les cibles neutralisées étaient des objectifs militaires confirmés.’’

Au total, indique  le gouvernement malien, les frappes aériennes effectuées vers 13 H,  ‘‘ont fait un bilan d’une trentaine de GAT neutralisés selon les images de la mission d’Observation et de Surveillance’’ : ‘‘Vers dix-sept heures, un groupe de villageois et d’hommes armés en véhicule pickup et motos, sont arrivés sur le site et ont procédé à l’inhumation des morts. Les motocyclistes et les véhicules pickup ont récupéré les blessés avant de partir dans des directions différentes. Les rescapés ont occupé les hauteurs avec jumelles et postes talkie-walkie’’.

Les frappes ont eu lieu dans le cadre de l’opération ‘‘Eclipse’’ actuellement en cours dans la zone des trois frontières (Mali-Niger-Burkina Faso) et conjointement menée par les FAMa,  Barkhane et la Force conjointe du  G5 Sahel, détaille le gouvernement malien.

Un rescapé à Bamako

Amadou Diallo est actuellement à Bamako après avoir fui le village de Bounty le dimanche 3 janvier. Rapproché par  plusieurs  médias il dit avoir pris la clé des champs au premier ‘‘boom’’ lancé par les frappes aériennes : ‘‘Tout le monde attendait  le repas du mariage, soudain nous avons aperçu  un avion au dessus de nous, il volait très bas et d’un coup,  de loin, j’ai entendu un grand boom. C’était la panique total, j’ai pris la tangente…’’ A-t-il dit sur TV5-monde.  

‘‘De loin, j’ai entendu un grand boom’’, un témoignage qui écarte la thèse d’une éventuelle  frappe aérienne  sur  la cérémonie de mariage. Si l’aviation a bien survolé le village de Bounty, les frappes ont visiblement eu lieu  ‘‘ de loin’’.

 Le gouvernement malien dans son communiqué ne donne pas de précision sur le lieu des frappes. Tout comme l’état major des armées françaises qui dit aussi avoir mené ces frappes aériennes  »à la suite de renseignements recoupés et de l’observation de la posture des suspects qui ont permis de conclure à la présence effective d’un groupe armé terroriste ».

L’indiscret.com

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