Mali : L’Union Européenne pose des conditions pour obtenir son aide financière

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Si l’Union Européenne a donné l’assurance  d’accompagner les autorités actuelles du Mali dans l’organisation des prochaines reformes institutionnelles, elle pose tout de même un certain nombre de conditions.

Le haut représentant de l’Union européenne (UE), Josep Borrell dans une interview accordée à Jeune Afrique dans son édition du 3 mai,  s’est prononcé sur l’actualité  malienne. Celui qui a été reçu en audience à Koulouba,  le 24 avril,  par le Président de la transition  Bah N’Daw, a fait mention dans les colonnes de  Jeune Afrique  de certaines  exigences que l’UE attend de Bamako pour ensuite apporter son appui, surtout financier, dans l’organisation des reformes institutionnelles en vue.  

‘‘L’an dernier, 38,5 millions d’euros n’ont pas été déboursés par l’UE parce que les conditions n’étaient pas remplies. Cette somme reste disponible pour le Mali et sera décaissée pour accompagner le processus de transition, si les conditions sont remplies’’, peut-on lire dans ladite interview.  

Au nombre de ces conditions que doivent remplir les autorités maliennes, figure ‘‘la bancarisation des paiements à l’armée’’ : ‘‘On ne peut pas se satisfaire d’un modèle de paiement aux officiers et aux troupes qui ne soit ni contrôlé ni contrôlable. Il faut que les paiements soient informatisés comme dans toutes les armées modernes’’.  

L’Union Européenne exige aussi des ‘‘avancées mesurables’’ dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger : ‘‘Nous continuons d’en financer les réunions, mais on ne peut pas se contenter de réunions sans résultats’’, dit dans les colonnes de Jeune Afrique Josep Borrell qui ajoute ‘‘Le retour de l’administration sur le territoire. C’est un enjeu important et il faut savoir où l’on en est. Combien d’autorités locales sont en place ? Quel est le déploiement de la justice ? Pour tout cela, nous avons des indicateurs chiffrés.’’

 ‘‘Bâtir un Etat présent sur l’ensemble du territoire…’’

Selon Josep Borrell, la ‘‘transition’’ en cours au Mali  ‘‘ne peut pas être une transition de plus ».  Et toute fois si les conditions (ci-dessus citées) sont remplies,  l’UE ‘‘va augmenter sa contribution financière pour aider aux réformes structurelles’’ … et ‘‘bâtir un Etat présent sur l’ensemble du territoire et qui soit capable de faire face aux menaces sécuritaires’’.  

Cette sortie de Josep Borrell fait suite à une tournée de quatre jours qu’il a effectuée à partir du 22 Avril en Mauritanie, au Mali et au Tchad.

Josep Borrell et sa délégation  ont  été reçus  en audience le 24 avril à Koulouba, au Mali,  par le Président de la Transition Bah N’Daw, en présence du Premier ministre Moctar Ouane.  

lindiscret.com

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