Mali : Des casques bleus accusés d’exécution sommaire

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Le contingent tchadien de la mission de paix de l’ONU au Mali, est accusé  d’avoir exécuté trois des cinq civils  qui avaient été arrêtés  après l’attaque terroriste du 02 avril 2021 contre leur camp d’Aguelhoc, dans la région de Kidal, au nord du pays.

Le contingent tchadien de la MINUSMA aurait exécuté trois des cinq civils qui avaient été arrêtés après l’attaque contre leur base le 02 mai 2021 à Aguelhoc. Les deux autres prisonniers ont été libérés selon les informations.  Et ce n’est que par coïncidence que l’exécution des trois autres  a pu être découverte.  Leurs photos d’avant et après  l’exécution ont été retrouvées  sur un téléphone que l’un des soldats tchadiens aurait vendu à un habitant à Aguelhoc.

Si d’autres observateurs mettent en doute la thèse d’une exécution sommaire  après leur arrestation, sur les clichés l’on peut bien identifier deux des victimes  à travers leur accoutrement. Les prisonniers après et avant la mort,  n’ont pas changé d’habits. Et les trois corps sont exposés dans un périmètre sécurisé, de première vue à  l’intérieur d’un camp  avec la présence d’une silhouette militaire.

48 H après ces accusations relayées sur les réseaux sociaux , aucune réaction jusque-là de la part de la  mission onusienne au Mali, et sont restées vaines toutes nos tentatives d’en recevoir.  

Dans son dernier rapport trimestriel, couvrant la période du 1er janvier au 31 mars 2021, la division des droits de l’Homme de la MINUSMA accuse la Force française Barkhane d’être à l’origine de 27 violations de droits de l’homme, 58 pour les Forces de défense et de sécurité maliennes et 117  pour milices et autres groupes armés communautaires.

lindiscret.com

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