Moctar Ouane II : Les deux ministères de la discorde

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A peine dévoilé, le nouveau gouvernement de la transition a fait l’objet  d’une tension entre les autorités politiques et militaires. A l’origine du désordre,  a-t-on appris, le départ de leurs postes de deux ministres, tous deux putschistes.

Le premier cas,  c’est au ministère de la défense et des anciens combattants, du secrétariat général du département  le Général de Brigade Souleymane Doucouré est promu  et remplace son ministre  le colonel Sadio Camara. Un putsch ? S’interroge-t-on.

Membre de la défunte junte auteure du coup d’Etat du 18 août 2020, le colonel Sadio Camara n’est pas le seul putschiste à plier bagages.  Le colonel Modibo Koné ne fait plus aussi partie de l’effectif gouvernemental  et laisse son fauteuil au ministère de la sécurité et de la protection civile au Général de division Mamadou Lamine Ballo. Ce dernier a occupé dans le passé le poste de  secrétaire général au ministère de la défense et des anciens combattants.

Deux nominations qui, dit-on, n’ont pas  manqué  pas de faire des frustrés au sein de la grande muette. Les partants n’auraient pas été informés de leur départ et ne pouvaient en aucun  s’y attendre pour avoir été les cerveaux des  évènements du 18 août 2020 au Mali.

Des postes ministériels supprimés ?

Selon nos informations, malgré que la charte de la transition  limite la taille du gouvernement à 25 portefeuilles, c’est  une liste de 36 ministères qui avait  été validée au départ par le président de la transition, le Premier   ministre et le Vice-Président de la Transition.

Mais ce ne sont que 25  ministres qui  se retrouveront sur la liste officielle du gouvernement  rendue publique à la grande surprise des militaires dont le vice-Président, Assimi Goîta lui-même.  

La tête du Premier ministre demandée

Quelques heures après la publication de la liste du gouvernement, le Président de la Transition Bah N’Daw et son Premier ministre ont été conduits par des militaires  au camp de Kati. Non pas pour destituer Bah N’Daw, mais, a-t-on appris, lui exiger la démission de son Premier ministre Moctar Ouane.

Si les commentaires se multiplient toujours  sur les réseaux sociaux, de son côté la communauté internationale s’est prononcée sur la situation et exige la libération des  personnalités arrêtées.

‘‘Mali Nous suivons avec attention les événements et restons engagés en appui à la Transition. Nous appelons au calme et exigeons la libération immédiate et inconditionnelle du Président et du Premier ministre. Ceux qui les détiennent devront répondre de leurs actes. ‘’ 

MINUSMA

Une délégation de la médiation de la CEDEAO  est attendue à Bamako, demain mardi 25 mai.  Mais aux dernières nouvelles, le Premier ministre aurait déjà démissionné.

lindiscret.com

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