Farabougou (centre du Mali) : Les djihadistes informent les donzos de la rupture de l’accord de non-agression

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Le vendredi 02 juillet 2021, les djihadistes ont  informé les  donzons ou chasseurs traditionnels du cercle de Niono, région de Ségou, de la  fin de l’accord de non-agression qui les liait depuis le mois de mars, a-t-on appris de sources locales.

Parmi les chefs dozons contactés par les djihadistes pour faire passer l’information, figure celui de Farabougou,  Mory Toungara. Il a été appelé par téléphone pour lui que désormais les accords ne tiennent plus. Plusieurs autres chefs donzons du cercle de Niono ont reçu le même message.  

Farabougou a été au cœur des évènements ayant abouti à la signature d’un accord de non-agression, d’abord  partiel en mars et définitif en avril,   entre les donzos et les djihadistes qui avaient siégé la localité depuis octobre 2020. L’accord a été négocié et signé sous la houlette du haut conseil islamique du Mali après de longs mois de médiation.

Un responsable du haut conseil islamique ayant pris part à tout le processus de médiation, a indiqué à lindiscret.com que l’accord entre les donzos et les djihadistes dans la zone  demeure toujours. Selon lui le document  n’engage pas ni les donzons ni les djihadistes seuls, mais, di-t-il,  le haut conseil est aussi garant de  l’accord.  

Selon nos informations, les djihadistes n’ont pas donné  de motif à la rupture de l’accord de non-agression : ‘‘Pour Farabougou, ils demandent aux donzos de ne plus porter la tenue traditionnelle. Ils ont promis qu’ils vont combattre les donzos dans la zone de Niono’’, ajoute notre source locale.

Les rares  incidents sécuritaires signalés après la signature de l’accord, datent  de fin mai où des affrontements entre donzos et djihadistes ont fait au moins une dizaine de morts dans les localités de Dougabougou et N’Gnougou.

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Zone de culture de riz par excellence au Mali,  si l’embargo de six mois, octobre 2020-mars 2021, a empêché les récoltes dans la zone de Niono, les agriculteurs ont très peu de chance de pouvoir cultiver cette année toute fois si la rupture de l’accord de non-agression parvenait à être consommée : ‘‘ Nous n’avons même encore fait nos pépinières’’, s’inquiète un agriculteur de la localité.

lindiscret.com

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